Territoires Zéro Chômeurs. A Pipriac, les raisons d’un succès.

Pour la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sa visite à Pipriac auprès des acteurs de l’expérimentation Territoire zéro chômeur, ce jeudi 4 octobre, était aussi l’occasion de faire le point sur ce dispositif soutenu par l’État. Et de comprendre les raisons de son succès en Ille-et-Vilaine où il est testé à Saint-Ganton et Pipriac.
À Pipriac et Saint-Ganton, élus, chefs d’entreprise et salariés sont unanimes : l’expérimentation Territoire zéro chômeur est un succès. Ce jeudi 4 octobre, la ministre du Travail Muriel Pénicaud est venue le constater, mais aussi chercher des réponses, avant de réaliser son évaluation de ce dispositif financé par l’État.
Pour Denis Prost, en charge de l’expérimentation Territoire zéro chômeur, la taille du territoire est un facteur important. « Il y a une échelle où l’on sent que ça marche : tout est à taille humaine, on est capable de connaître toutes les entreprises et elles viennent nous voir en cas de soucis de concurrence. »

« TÉZÉA DOIT ÊTRE UN TREMPLIN »

Justement, pour que Tézéa ne marche pas sur les plates-bandes des entreprises locales, un comité a été créé. « Quand une nouvelle idée d’activité se présente, on en débat » , a expliqué l’un de ses membres, chef d’une entreprise de transport. Il s’est réjoui de voir une évolution au sein de Tézéa : « Elle commence à mettre des sanctions. Après avoir beaucoup travaillé sur le savoir-être, on passe au savoir-faire. Tout cela fait plaisir, car cela signifie qu’on franchit un cap. »
« Ce que je retiens, c’est que l’échelle doit être humaine. Et aussi que la mobilisation collective, très forte ici, est une des conditions du succès » , a observé la ministre. Avant d’aborder le côté financier : « Il faut aussi que l’on prouve qu’investir dans ce type de dispositif ne revient pas plus cher à la collectivité plutôt que de donner des aides sociales. Il faut trouver un modèle économique durable, pour qu’il n’y ait pas deux marchés du travail distincts. Le Territoire zéro chômeur doit être un tremplin. »

Audrey VAIRÉ, Ouest France